Étude des systèmes aquaponiques riz–crustacés

Vers une optimisation écologique intégrée


Depuis 2022, un projet de doctorat financé par la Chinese Academy of Agricultural Sciences (CAAS) s’attache à mieux comprendre et optimiser les systèmes aquaponiques intégrant la culture du riz et l’élevage de crustacés.

Ce projet de recherche est conduit en collaboration avec plusieurs institutions partenaires, dont le C-RAU. Il s’appuie sur des résultats scientifiques démontrant le potentiel écologique de la co-culture riz–crustacés.

Les travaux antérieurs menés par les équipes de la CAAS ont montré que l’intégration de variétés de riz adaptées aux bassins d’aquaculture peut fortement réduire les pertes d’azote.

Dans une étude publiée dans Science of the Total Environment les systèmes riz-crustacés ont permis :

  • une réduction jusqu’à 96,9 % des émissions de N₂O, un gaz à effet de serre puissant ;
  • une baisse moyenne de 24,3 % des émissions d’ammoniac (NH₃) ;
  • une diminution nette des formes d’azote dissous dans l’eau (NH₄⁺, NO₃⁻, NO₂⁻) ;
  • une amélioration de la qualité générale du milieu (température, turbidité, oxygénation).

Ces résultats constituent la base scientifique du projet doctoral actuellement en cours.

Objectifs du doctorat

Le travail en cours vise à approfondir ces connaissances en étudiant :

  • les mécanismes écologiques qui régulent les flux de nutriments dans un système riz–crustacés ;
  • la dynamique des émissions gazeuses (N₂O, NH₃) dans différents scénarios de co-culture ;
  • les interactions entre la plante et les organismes aquatiques ;
  • les conditions nécessaires pour optimiser ces systèmes dans divers contextes climatiques et techniques.

L’étude comporte également une dimension appliquée : identifier les leviers pratiques permettant d’adapter ces modèles agro-aquatiques à différents environnements, y compris urbains et péri-urbains.

Les systèmes aquaponiques riz–crustacés se distinguent par leur capacité à recycler efficacement les nutriments, à réduire les émissions liées à l’aquaculture intensive, à améliorer la qualité de l’eau et à produire simultanément une céréale et des animaux aquatiques. Le doctorat en cours vise à mieux comprendre ces synergies et à proposer des modèles reproductibles et écologiquement performants.

Déployée depuis 2022, l’étude se poursuit et produit progressivement des résultats qui viendront enrichir les connaissances internationales sur l’aquaponie et les systèmes agro-aquatiques intégrés.

 

Contact

Haissam Jijakli

modifié le 24/11/2025

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